08 mai 2012
Le Messager & Gregory Harville - Maxime Chattam
AUBURTIN Jean-Francis (lien)
L'année dernière au Salon du Livre de Paris (2011), j'ai rencontré Maxime Chattam. Je me souviens de sa surprise lorsque je lui ai annoncé - après avoir patienté dans une longue file d'attente pleine de fans avertis et passionnés - que je ne l'avais jamais lu. "Vous me mettez la pression" m'a-t-il alors répondu.
A ce jour je n'ai toujours pas lu Léviatemps (le-dit livre dédicacé), c'est en projet. En ces temps de révision (et de partiels à partir de la semaine prochaine), j'ai crainte de me lancer dans un grand livre de peur d'être hapée et de ne pas pouvoir réviser. J'ai par contre découvert deux nouvelles : la première très courte : Le Messager (9 pages), et l'autre Gregory Harville (40 pages). [cliquez sur les titres pour accéder à la version en ligne de ces nouvelles]. Ecrites en 2001 elles précèdent les romans connus de l'auteur.
J'y ai découvert une écriture très poétique, pleine de métaphores choisies avec soin (ou du moins qui passent très bien). Alors que Le Messager montre une seule scène pleine de ressentis, Gregory Harville est une histoire complète. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si humaine, si douce malgré le thème abordé. C'était beau à lire.
Je n'ai à présent qu'une seule envie: découvrir les oeuvres plus récentes, avec le style mûri de l'auteur.
Homme sans but - Arne Lygre
Auteur : Arne Lygre
Année : 2005 (2007 pour l'édition française
Langue : Français
Titre original : Mann uten hensickt
Traducteur : Terje Sinding
Éditeur : L'Arche
94 pages
Quatrième de couverture :
Tant de choses auraient pu rater.
Mais rien n'avait raté.
Tout était réussi.
Avis :
Cette pièce de théâtre m'a été prêtée par mon collègue J qui joue cette pièce cette année.
Ce qui étonne au premier abord, ce sont les noms des personnages, originaux et intéressants: Peter, Frère, Soeur, Femme, Fille, Propriétaire/Assistant. On voit donc que le personnage principal est Peter et que tout est fait autour de lui. Il est le centre de la pièce.
Peter, aidé de Frère et de Propriétaire qui devient Assistant, construit une ville gigantesque et magnifique. Il commence d'ailleurs par en trouver le centre (à l'inverse de l'Antiquité où l'on construisait une ville en commençant par le tracé de son périmètre). L'ambition et la crétivité très fortes de Peter sont souvent confrontées à la raison et au côté plus terre à terre de Frère. Mais c'est ça qui fait avancer, n'est-ce pas ?
Le style est très hâché ce qui rend sur le moment la lecture un peu difficile au niveau de la compréhension, surtout qu'il est fait référence à des évènements importants dont le lecteur n'a pas connaissance. Cependant, l'atmosphère propre à la pièce est là et est très bien ressentie.
La pièce fait 94 pages, c'est le nécessaire; car avec un tel style, plus long aurait été trop.
J'ai apprécié cette lecture à l'exception de la fin qui m'a laissée complètement perplexe. Cela dit, c'est un style à découvrir car il se passe beaucoup de choses... entre les lignes !
25 avril 2012
Celle de l'autre rive - Mitsuyo Kakuta

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Auteur : Mitsuyo Kakuta
Année : 2004 (2008 pour la version française)
Langue : Français
Traducteur : Isabelle Sakaï
Éditeur : Actes Sud
287 pages
Quatrième de couverture :
Sayoko est une jeune mère déstabilisée par sa condition de femme au foyer, une solitude déprimante qui altère ses relations conjugales, semble fragiliser son enfant.
Bien que très diplômée, Sayoko est prête à accepter n'importe quelle proposition pour retrouver un statut social. En répondant à une annonce, elle rencontre Aoi, une chef d'entreprise particulièrement brillante qui correspond exactement aux critères japonais de la femme active et qui se trouve sur le point de diversifier ses affaires en se lançant dans le service à domicile. Sayoko est immédiatement embauchée, elle passera désormais ses journées à nettoyer des lieux sordides.
Mais elle retrouve sa joie de vivre et le plaisir de côtoyer Aoi efface toute trace de la pénibilité du travail. Car une étroite relation amicale s'instaure entre les deux femmes, une attirance, une dépendance, à moins qu'il ne s'agisse du souvenir ou de l'évocation d'une amitié d'enfance... Un roman riche en finesse, en sensibilité et en analyses psychologiques. Tout en subtilité, Mitsuyo Kakuta aborde la question du féminin au Japon, de la difficulté professionnelle des jeunes mères et de la douloureuse question du racisme et de la différence.
Avis :
Voici un livre que je me suis procuré au Salon du Livre de Paris 2012. Ce qui est bien avec les auteurs japonais, c'est que les dédicaces sont très stylées :D La classe !
Parlons du livre à présent... car c'est tout de même l'objet de ce billet !
Ce livre est composé de deux périodes qui se racontent alternativement tout au long du roman. D'un côté nous avons le présent, avec Sayoko qui trouve du travail dans la société d'Aoi. Ce travail ne plait pas beaucoup à sa belle-mère ni à son maris. Cependant elle sait qu'elle peut y arriver et ne demande qu'à ce qu'on croit en elle.
De l'autre côté nous avons le passé d'Aoï, son enfance : après avoir vécu un hijime, ses parents déménagent pour qu'elle puisse intégrer une nouvelle école. Là elle rencontre une grande amie: Nanako. Ensemble, elles vont passer de très bons moments.
Heureusement que ma curiosité a eu raison de moi, car la quatrième de couverture ne m'attirait pas beaucoup. Je me suis retrouvée dans une lecture très douce par son style (typique japonais), mais assez dur du côté de l'histoire. Cela se lit très facilement mais une fois le livre posé, plein de questions sur la vie de ces femmes nous assaillent.
Un livre à conseiller aux amateurs d'histoires riches sans pour autant regorger d'action !
21 avril 2012
Enola Game - Christel Diehl

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Auteur : Christel Diehl
Année : 2011
Langue : Français
Éditeur : éditions dialogues
114 pages
Quatrième de couverture :
Une jeune femme et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison. À l’origine de cette claustration, il y a Enola Game, une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte: accident nucléaire ? Conflit mondial ? Guerre civile ?
Au fil des semaines, malgré sa peur et son chagrin, la mère puise dans sa mémoire et ses lectures mille raisons de célébrer la vie. Les mots de Mallarmé qu’elle recopie dans son journal intime trouvent une résonance particulière dans le vide de son huis-clos: « Ma faim qui d’aucun fruit ici ne se régale, trouve en leur docte manque une saveur égale ». Cependant, tandis que la mère louvoie entre sa douleur, ses souvenirs magnifiés et sa volonté farouche de donner un sens à la vie de son enfant, les quelques nouvelles du monde qui lui parviennent encore sont chaque jour un peu plus alarmantes. In fine, la question de ce roman pourrait être: que reste-t-il quand il ne reste rien ?
Avis :
Dès le début, dès les premières phrases, on sait que quelque chose s'est passé. Une femme et sa fille sont seules chez elles et doivent y rester cachées, comme tout le monde. Mais qui reste-t-il ? Pourquoi ne leur dit-on rien ? Retranchées chez elles, elles savourent le pouvoir des mots comme "petit-déjeuner", qui n'a de petit-déjeuner que le nom, restrictions alimentaires obligent. Grâce à ce livre, on se rend compte que toute la plus grande technologie du monde ne sert à rien si on ne peut pas la faire fonctionner. Par contre, rien ne vaut les bonnes vieilles connaissances (faire un feu de bois dans la cheminée par exemple).
Ce qui leur pèse le plus c'est le manque d'information. Que se passe-t-il ? Est-ce que le reste de la famille est vivant ?
Ce livre très bien écrit alterne les pensées de la femme et ses activités avec sa petite fille. On plonge dans un monde anéanti et hostile, mais comme les personnages, on ne sait pas ce qu'il se passe. Nous sommes enfermées avec elles dans leur maison.
Sans raconter la fin, je peux vous dire que je l'ai trouvée de circonstance, logique, chose assez rare dans ce genre de romans!
Je remercie chaleureusement Laure-Anne des éditions dialogues pour cette lecture !
09 avril 2012
Une langue venue d'ailleurs - Akira Mizubayashi
Auteur : Akira Mizubayashi
Année : 2011
Langue : Français
Éditeur : Gallimard
269 pages
Quatrième de couverture :
Le jour où je me suis emparé de la langue française, j'ai en effet perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d'origine a perdu son statut de langue d'origine. J'ai appris à parler comme un étranger dans ma propre langue. Mon errance entre les deux langues a donc commencé... Je ne suis donc ni japonais ni français. Je ne cesse finalement de me rendre étranger à moi-même dans les deux langues, en allant et en revenant de l'une à l'autre, pour me sentir toujours décalé, hors de place, à côté de ce qu'exige de moi toute la liturgie sociale de de l'une et de l'autre langue. Mais, justement, c'est de ce lieu écarté que j'accède à la parole; c'est de ce lieu ou plutôt de ce non-lieu que j'exprime tout mon amour du français, tout mon attachement au japonais.
Avis :
A la sortie du lycée, Akira a dix-huit ans et la folle envie d'apprendre le français, une langue qu'il trouve très mélodieuse. Entre ses études à Tokyo et à Montpellier, son apprentissage personnel intensif (mais quand on aime à ce point, on ne compte pas!), il est devenu un maître en la matière. [Je le soupçonne de mieux parler français que bon nombre de natifs français]. Accompagné de nombreuses anecdotes liées à sa vie en tant qu'apprenant français (Aïe, appeler une femme "monsieur" parce que le mauvais mot est sorti...), ce livre racconte l'itinéraire de l'auteur, de dix-huit à cinquante-huit ans sur la longue route qu'est la maîtrise d'une langue étrangère. Une langue qu'il qualifie lui-même de paternelle, une langue qu'il a choisie et qui l'a choisi. Accompagné de ses maîtres Rousseau et Mozart, il a vécu et vit toujours des moments fantastiques avec la langue française.
Ce livre est un plaisir à lire! J'y ai retrouvé des références données dans mes cours de licence de lettres, comme Genette par exemple. A lire et à relire !
J'ai classé ce livre dans la catégorie Livre japonais, seulement parce que l'auteur est d'origine japonaise et pour pouvoir le retrouver facilement. Cependant, notez qu'il a été écrit en français et sans aide par l'auteur lui-même. C'est à souligner !
30 mars 2012
David Michaud, un photographe français au Japon
Bonjour tout le monde ! Pour ce dernier jour de la dizaine japonaise, voici la présentation de David Michaud, dont je vous ai déjà parlé ici.
Il a eu l'extrême gentillesse de se prêter au jeu des questions, voici notre échange !
(photographe: David Michaud)
Ankya : Bonjour David, et bienvenue dans ma Caverne. Tout d’abord, je souhaite vous remercier d’avoir accepté mon invitation sachant que mon blog n’est pas basé exclusivement sur la littérature japonaise, le Japon ou encore la photographie.
David Michaud : Bonjour Ankya. C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation, ça me rappelle mon enfance avec la visite de la grotte de Lascaux…
A : Abordons tout d'abord le sujet "littérature" : Quels sont vos auteurs japonais préférés ? Avez-vous un auteur qu'il faut AB-SO-LU-MENT découvrir ?
DM : J’aime bien Natsume Soseki et Ayako Miura, mais depuis peu j’ai commencé à m’intéresser à Masuji Ibuse et son livre « Pluie Noire » que je trouve intéressant à mettre en parallèle avec ce que vivent actuellement les habitants de Fukushima.
A : Et pour les autres, toute origine confondue ?
DM : Oh il y en a plein ! J’aime les classiques : Victor Hugo car on retrouve finalement le monde d’aujourd’hui (ce qui devrait amener des questions sur notre société), les univers fantastiques de Jules Verne, la tendresse de Saint-Exupéry… finalement très peu d’auteurs modernes à part des scientifiques comme Hopkins ou Hubert Reeves dont j’aime lire les études et, plus proche du Japon Nicolas Bouvier…
A : Durant cette dizaine japonaise, nous mettons à l'honneur le Japon en général, pas seulement la littérature. Une question que tout français se pose, est-il possible (et facile) de s'intégrer au Japon en tant que français ?
DM : tout dépend du sens que l’on donne à intégration… Trouver sa place est facile, mais se fondre dans la masse impossible. On est étranger et ça se voit ! On aura beau maîtriser la langue et la culture on restera toujours « l’étranger ». Mais il suffit de faire sa place en tant que tel et tout se passe bien, le pays est très accueillant et l’administration ouverte, c’est dans la vie de tous les jours que les difficultés peuvent apparaître, mais on apprend vite à faire avec.
A : Parlons maintenant de votre travail : les photographies ! Faire de son métier la capture d'images, d'instants, d'un pays que l'on adore, c'est merveilleux. Pouvez-vous nous expliquer comment vous abordez une "mission" photo ?
DM : Bon, je dois d’abord assombrir le tableau. Le métier de photographe est en fin de vie, car on est inondé d’images aujourd’hui, tout semble gratuit et les clients ne veulent plus payer la vraie valeur des choses… Le photojournaliste doit du coup prendre de gros risques pour en vivre. Aujourd’hui on me propose d’acheter des photos de l’intérieur de la zone interdite de Fukushima, mais pas du Japon. Du coup je travaille maintenant sur un ensemble, pas seulement la photo mais un package complet pour un article clé-en-main. Faire de belles photos ne suffit plus, il faut une histoire derrière, c’est un exercice intéressant en soi.
A : Si j'ai bien compté, vous avez déjà sorti quatre livres photo, un calendrier perpétuel ainsi qu'un recueil d'us et coutumes. Est-ce que cela a été naturel pour vous de partager vos photographies ? Le choix est-il difficile ? Décidez-vous vous-même du thème à aborder pour un nouveau livre ?
DM : Cinq livres ! En fait quatre en tant qu’auteur (et photographe pour deux d’entre-eux) et un dont je ne signe que les photos accompagnées des textes de Catherine Lemaitre.
Je partage mes photos depuis 2005 sur mon site LeJapon.fr donc c’était une consécration pour moi de les voir distribuées dans le « vrai » monde et pas seulement sur le virtuel. Le choix est hautement difficile ! Quand on a une banque d’images de près de 200 000 photos du Japon, comment être sûr de faire le bon choix… Une torture de décider quelles photos ne seront pas dans l’ouvrage…
En général, l’éditeur a une idée et on en discute pour orienter le livre, mon style est de donner une consonante humaine et vraie à chaque ouvrage (même pour mon livre « Traditionnel Japon » qui est sur l’ère Meiji, j’écris comme si l’on vivait la scène actuellement), je pense que cela permet de se sentir plus proche du sujet et offre un univers au lecteur plus qu’une simple information. Pour mon dernier ouvrage « Japon Vu de l’Intérieur », j’ai été beaucoup plus libre que pour les autres car l’éditeur japonais ne savait pas comment aborder le public français, ce qui m’a permis de parfaitement équilibrer l’image (j’ai fait les photos spécialement pour ce livre) au texte, et mes seuls regret sont certains choix de photos (l’éditeur en a éliminées alors que je souhaitais mettre plus de portraits que de détails de la maison) et une maquette trop austère au niveau des textes...
A : J'ai lu que vous aimez prendre des photos en lumière naturelle. Pratiquez-vous en plus la retouche photo ?
DM : Je n’aime pas « tricher », donc c’est toujours en lumière naturelle et sans retouche (je m’autorise seulement une balance des blancs et ajuster la saturation/contraste de temps en temps). Ca m’énerve souvent quand je vois certains s’extasier devant des photos complètement retouchées, j’aimerais que l’on ne dise pas « Oh, quel bon photographe ! » mais « Oh, quel bon graphiste ! » . Je m’amuse avec mon téléphone à faire des photos live et les poster sur Internet, là comme la qualité de base est assez médiocre je rajoute des filtres et d’un coup la photo sans intérêt devient « superbe » ! De quoi se démotiver à faire de la photo avec un « vrai » appareil…
A : Avez-vous un dernier mot pour les lecteurs de La Caverne d’Ankya, qu’ils soient fidèles ou de passage ?
DM : Après le 11 Mars 2011 le Japon a beaucoup souffert, touché directement ou indirectement par la catastrophe, fuit par beaucoup tel un malade contagieux… Aujourd’hui comme tout convalescent, il a besoin de sentir qu’on l’aime, qu’on pense à lui, que l’on est à ses côtés en lui rendant visite…
A : Enfin, une question qui n’a strictement rien à voir... quel est votre plat favori ?
DM : J’ai pendant longtemps été monomaniaque sur les Tako-Yaki (beignet en forme de boule avec un morceau de poulpe à l’intérieur) et j’ai fait le tour du Japon pour tester les différentes variantes !
A : Je vous remercie de votre patience et d’avoir répondu à mes questions. Bonne chance pour la suite !
DM : Merci et à très bientôt au Japon ! Je vous emmènerai pour une découverte photographique de Tokyo la mégapole lors d’un de mes Tokyo Safari (www.tokyosafari.com).
David Michaud, photographe professionnel, est parti au Japon et y est resté en 2007. Mais il en parle mieux que moi ici (clic) !
Quelques sites à visiter :
http://lejapon.fr/
http://www.lejapon.fr/blog/index.php
http://www.petitspois.net/index.php3
www.tokyosafari.com
Les livres de David (n'hésitez pas, les photographies sont juste magnifiques):
La dizaine japonaise, c'est fini pour cette année !

(Suite à mes récents achats au Salon du Livre de Paris, c'est pas vraiment fini avec le Japon en ces pages :D :D :D)
28 mars 2012
Nââânde !? - Eriko Nakamura

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Auteur : Eriko Nakamura
Année : 2012
Langue : Français
Éditeur : NiL
162 pages
Quatrième de couverture :
Eriko Nakamura vit à Paris à Paris depuis dix ans mais chaque jour ou presque, au restaurant, dans le métro, chez le médecin, lors d’un réveillon, d’un mariage, à l’hôtel, chez le boucher, en boîte de nuit ou dans un dîner en ville, elle pousse le même cri : Nââândé !?
Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les Japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse.
Le métro ? Mais où sont-ils, les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal.
Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent… Nââândé !?
Avec humour, cette Japonaise fait le tour de nos façons d’être en nous expliquant comment cela se passerait chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement brutal, et les hallucinations permanentes.
Portrait décapant et inédit de la vie quotidienne à Paris, ces tribulations sont également l’occasion de découvrir, de façon ludique, le Japon au quotidien.
Avis :
Eriko Nakamura est une ancienne présentatrice TV populaire au Japon. Mariée à un français, elle vit à présent avec sa famille à Paris et est toujours surprise de certains comportements français (parfois occidentaux en général, parfois purement parisiens).
Je suis friande de ce genre de livres permettant d'apprendre les moeurs japonaises en les confrontant à notre comportement dans des situations similaires. Par contre il y a un hic, comme je l'ai dit à l'auteur au Salon du Livre le 18 mars: c'est là que je me rends compte que je me suis trompée de pays de naissance, puisque je préfère les comportements japonais à 80% des cas. (désolée je raconte ma vie...).
Bref ! Ce petit livre, truffé d'anecdotes du quotidien, est plein d'humour, fraîchement raconté, et reste correct envers les deux sociétés. L'auteur raconte factuellement les situations, et aime - adore! - les deux pays!













