09 février 2012
[Livre] Maison fondée en 1959 - Michaël Mention

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Auteur : Michaël Mention
Année : 2011
Langue : Français
Éditeur : Le Fantascope
234 pages
Quatrième de couverture :
Je m'appelle Luc, j'ai trente ans et j'écris des polars. Enfin, je les tape sur un PC... auquel je suis désormais enchaîné. C'est à cause de mon éditeur. Il m'a obligé à lui pondre un bouquin et si je ne le fais pas, je crève. Je pourrais vous expliquer, mais j'ai pas envie. Et surtout, j'ai pas le temps. Chique seconde perdue est un mot sacrifié, alors j'écris, jours et nuits. Plus ça dure, plus je mute et fusionne avec le clavier. Tant mieux : un homme Azerty en vaut deux, et nous ne serons pas de trop pour survivre.
Avis :
J'ai acheté ce livre grâce à la couverture tout d'abord. Je la trouve superbe, tant dans les couleurs que dans la façon dont se tient l'homme. Après lecture de la quatrième de couv', j'ai rigolé à "un homme azerty en vaut deux". Ni une ni deux, dans ma PAL, deux jours plus tard il était lu.
Je ne vais pas raconter l'histoire puisque le résumé le fait très bien. Par contre je vais vous dire que j'ai aimé. Le côté complot est très bien mené, et l'on sent la paranoïna envahir Luc de manière exponentielle. On le voit sombrer, tomber de plus en plus bas, mais qui ne réagirait pas ainsi ? A côté de ça, nous suivons également l'histoire que Luc doit écrire pour ne pas mourir, qui est également intéressante.
Michaël Mention est un auteur que je découvre avec Maison fondée en 1959. Je pense lire d'autres livres de lui car l'histoire est originale et bien menée. Le style est très agréable, pas de lourdeurs, beaucoup d'humour - noir souvent à cause de la dérision sarcastique du personnage.
22 janvier 2012
[Livre] Latex etc. - Margaux Guyon

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Auteur : Margaux Guyon
Année : 2011
Langue : Français
Éditeur : Plon
271 pages
Quatrième de couverture :
Que faire quand on habite la petite ville de C*** et que l'on trouve le temps désespérément long ? Margaux, dix-huit ans, est partagée entre les copains, les livres, l'art de la vanne sèche et les soucis vestimentaires. Et ce n'est pas dans sa famille - mère démissionnaire, père absent et soeur frappée de mysticisme et d'acné juvénile - qu'elle trouvera un divertissement à son ennui.
Apparaît alors une solution - temporaire - à son désoeuvrement. Histoire de s'oublier, elle se jette dans les bras de la bonne bourgeoisie d'Avignon, la grande ville toute proche qui, elle, ne l'oubliera pas. Et la payera, cher.
Call-girl de hasard, elle dépense ce qu'elle gagne en s'achetant fanfreluches et accessoires, notamment le Mac sur lequel elle raconte sa lamentable, joyeuse et trop véridique existence. Entre heurs et malheurs, une histoire faite d'amours vénales, et sans joie. Évidemment, cela ne peut que mal finir.
Avis :
Premier roman de l'auteure de 21 ans, Latex, etc. met une petite claque au lecteur. Mais commençons par le début. J'ai abordé ce livre de manière assez mitigée. Alors que le style est très bon, clair et limpide, je me demandais quel était l'intérêt pour une jeune auteure de cet âge de publier une histoire sur le sexe (certaines scènes sont exagérément crues - je pense par exemple à la séance psy) si ce n'est que pour montrer que l'on est une grande fille. Bon... ça c'était mon avis au début. Et puis, chemin faisant, une problématique se pose. Lycéenne de 18 ans, Margaux s'offre des vêtements et accessoires de luxe, ainsi que des vacances, grâce à l'argent gagné après avoir passé du temps avec des "clients" (vous voyez de quoi je veux parler). Riches, les clients. Des clients qui payent en billets violets (au moins deux, cela va sans dire - même si je ne connais pas les tarifs de ces activitées, j'ai l'impression qu'elle y gagne beaucoup). De l'argent facile, mais peut-être qu'il l'est trop (facile). Sans garde du corps, elle suit ses clients où ils le souhaitent - et de la manière dont ils le souhaitent... à ses risques et périls.
Margaux donc, mène une double vie. Lycéenne le jour, prostituée de luxe la nuit (et le jour aussi... les cours, ça se sèche, c'est bien connu). Tout est bon pour rompre la monotonie de la vie à C***. Car Margaux s'ennuie. Ses amis sont rares mais précieux, les autres l'insupportent. La prostitution est le seul moyen qu'elle a opté pour sortir de cette monotonie. A son âge, elle ne se rend pas encore compte des dangers de l'argent facile.
Le personnage principal, Margaux, m'est devenu sympathique au fur et à mesure du roman. En effet, elle apparaît au début comme une fille insouciante et superficielle. Plus l'histoire avance, plus elle se livre au lecteur, plus je l'ai appréciée. Malgré un fond d'histoire sombre, le tout est joliment mené et se lit facilement.
L'humour n'est pas en reste dans ce roman. Un humour frais et spontané, mais malgré cela, le message porté - qui lui, n'est pas si drôle - passe avec brio.
Margaux Guyon est à mon sens un auteur à suivre car son style fait mouche !
13 janvier 2012
[Livre] L'étage de Dieu - Georges Flipo


Auteur : Georges Flipo
Année : 2006
Langue : Français
Éditeur : Jordan Editions
167 pages
Quatrième de couverture :
Douze nouvelles à la gloire de la libre entreprise, le sous-titre de L'étage de Dieu, relève de l'antiphrase. Georges Flipo, en effet, loin de s'ériger en thuriféraire de l'entreprise, accuse les défauts de celle-ci = omnipotence des patrons de droit divin, sournoiserie des luttes entre cadres guettés par le licenciement, culte de la performance professionnelle dans les activités insipides. Préférant aux prises de position explicites la satire et l'ironie envers les puissants, la compassion à l'égard des vaincus, Georges Flipo respecte les lois exigeantes de la nouvelle = attaques franches, récits menés tambour battant, personnages qui imposent leur présence et chutes de sens. L'étage de Dieu est... une entreprise louable.
Avis :
C'est la quatrième fois que je vous parle de Georges Flipo sur ce blog (en plus des deux rencontres au salon du livre 2010 et celui de 2011) ! Je ne m'en lasse pas. Il s'agit ici de son premier recueil de nouvelles, L'étage de Dieu, qui lui a valu de recevoir un prix.
Ces nouvelles racontent les entreprises. Les grandes entreprises où parfois (souvent?) l'apparence prime sur la performance. Ca parle aussi de personnes prètes à tout pour réussir, d'autres bizarres.
Le style dynamique, le discours plein d'humour, Georges Flipo est très agréable à lire. Jamais d'ennui !
Je regrette de ne pas détailler mon article car je l'ai lu il y a quelques mois déjà. Ces nouvelles valent le détour !
Ce livre n'est plus édité mais il peut être trouvé d'occasion.
Les autres lives de Georges Flipo sur ce blog :
Flipo Georges - Qui comme Ulysse
Flipo Georges - La commissaire n'aime point les vers
Flipo Georges - La commissaire n'a point l'esprit club
05 janvier 2012
[Livre] Les Mille et Une Vies de Billy Milligan - Daniel Keyes
Auteur : Daniel Keyes
Année : 1981 (2007 pour l'édition française)
Langue : Français
Traducteur : Jean-Pierre Carasso
Éditeur : Le livre de poche
637 pages
Quatrième de couverture :
Quand la police de l'Ohio arrête l'auteur présumé de trois, voire quatre viols de jeunes femmes, elle croit tenir un cas facile : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Ou bien il reconnaît les vols, mais pas les viols. Son étrange comportement amène ses avocats commis d'office à demander une expertise psychiatrique. Et c'est ainsi que tout commence… On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l'on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare qui fait de lui un être littéralement « éclaté » en plusieurs personnes différentes qui tour à tour habitent son corps. Il y a là Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, et puis Ragen, un Yougoslave brutal d'une force prodigieuse, expert en armes à feu. Et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère, et même de sexe différents.
Avis :
Mon collègue N. m'a prêté ce livre en me certifiant qu'il était génial. Je l'ai lu. Il EST génial ! L'histoire raconte la vie de Billy Milligan, ou devrais-je dire du corps de Billy Milligan ainsi que ses différentes personnalités. Car c'est ce cela dont il s'agit: la schizophrénie. Arrêté pour des actes qu'il affirne ne pas avoir commis, Billy est arrêté, puis amené dans un centre psychiatrique car quelques personnes ont remarqué qu'ils ne parlaient pas toujours "au même Billy". Tantôt enfant, tantôt agressif avec accent yougoslave, tantôt distingué avec un accent très British...
Ce livre peut être divisé en deux parties, très intéressantes toutes les deux, tant sur le plan de l'histoire, que sur le plan médical. En effet, dans la première, on découvre petit à petit les différentes personnalités de Billy; la seconde partie est liée à la fusion de ces personnalités.
On ne peut que s'attacher à Billy et à tous ses "lui". Cependant, cela fait constamment penser aux cas de schizophrénie que l'on peut voir à la télévision: est-on coupable si notre corps a commis un crime mais qu'une autre personnalité l'a fait ? C'est une question difficile d'un point de vue éthique (je ne vais pas m'étendre dessus ici !) et ce livre nous fait prendre conscience de tous les points de vue existant.
Ce livre est vraiment génial, et en plus il s'agit d'une histoire vraie ! D'ailleurs, l'auteur Daniel Keyes est la seule personne à qui Billy a accepté de raconter son histoire. Ne vous laissez pas rebuter par le nombre de page, ça passe très vite !
09 décembre 2011
[Livre] Ils diront d'elle - Fanny Brucker

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Auteur : Fanny Brucker
Année : 2011
Langue : Français
Éditeur : JC Lattès
267 pages
Quatrième de couverture :
Chaque année, Estelle redoute l’approche de Noël et la traditionnelle fête qui réunit sa famille dispersée autour des mêmes plats, des mêmes questions sur la vie de chacun, des mêmes petites réflexions qui blessent ou qui amusent. Estelle trouve toujours de bonnes excuses, de petits mensonges qui lui permettent de ne pas affronter les siens et surtout de continuer à mener sa vie loin des jugements, des conseils et des exemples de ses proches. Il n’est pas simple d’assumer ses choix ou juste d’accepter le regard des autres et longtemps Estelle a préféré de pas avoir à le faire. Elle a quitté sa famille parisienne, très tôt, aimé des femmes avant de s’installer avec l’une d’entre elles, Vanessa, dans une petite ville au bord de l’océan, en Charente-Maritime. Elle vit de petits boulots, serveuse, maraîchère, des occupations saisonnières qui lui laissent du temps pour rêver, lire, nager, ne rien faire.
Mais cette année est différente : pour la première fois, Estelle doute de cette vie, de cet amour, de ses choix. Elle se sent seule, si seule qu’elle n’a pas le courage de fuir encore et de refuser l’invitation de ses proches. Mais comment avouer ses doutes ? Comment les faire partager alors qu’elle a passé sa vie à affirmer qu’elle se sentait libre et heureuse ainsi ? Estelle, en retrouvant sa famille, va découvrir des blessures d’enfant qui n’avaient pas guéri. Elle va aussi apprendre à mieux se connaître et s’accepter.
Un roman très émouvant et tendre sur les choix d’une femme, le poids de l’enfance et l’exemple des parents qui marquent une vie.
Avis :
Je ne suis pas du tout d'accord avec la dernière phrase de la quatrième de couverture. Dès le début du roman, dès les premières phrases, Estelle passe pour une personne qui regarde sa vie de l'extérieur, qui n'est pas en paix avec elle-même et se fait beaucoup de fausses idées. De plus, le ton utilisé dans ce livre est très lourd donnant beaucoup de puissance au mélodrame raconté.
Il y a bien sûr de bons moments dans ce livre, comme la visite des parents de Vanessa. Cependant, il s'agit à mon sens d'une des deux seules scènes intéressantes du livre. La seconde étant lorsqu'Estelle se confronte à sa propre famille. Cependant, là aussi les deux rencontres tournent en règlement de compte et en vérités dites entre quat'z’yeux.
Je veux bien que la situation d'homosexualité peut être un poids pour la famille ainsi que pour la personne concernée, mais ce roman est plus un coup de sang qu'un appel à l'aide ou à la compréhension. L'objectif de ce livre semble être que le lecteur plaigne Estelle... mais pour moi le ton employé est soit trop agressif par moments, soit Caliméro les autres moments.
D'après la dernière phrase du livre, qui se trouve d'ailleurs à l'extérieur du roman, on pense que cette histoire est plus ou moins autobiographique. Certes la vie d'Estelle n'a pas toujours été facile, son père lui manque énormément, elle est la dernière d'une grande famille, eue sur le tard, de surcroit. Mais je ne vois rien d'autre dans ce livre qu'un vidage de sac pour règlement de compte familial.
Bien entendu ce livre doit avoir son public et cet avis ne concerne que moi-même. Un conseil, ne le lisez pas si vous êtes déjà un tant soit peu déprimé(e)s.
21 novembre 2011
[Concours] Résultat Hideaways
Ce soir en rentrant du travail une main innocente a tiré les papiers de trois pseudos... Les gagnants des lots de 2 places de cinéma pour voir Hideaways sont:
Fleur
Mathilde
Stephie
Je vous contacte par mail afin que vous me communiquiez votre adresse postale pour recevoir vos places !
Merci à tous pour votre participation, vous étiez 20, le hasard a décidé, ce sera pour une autre fois :)
19 novembre 2011
[Livre] L'école des saveurs - Erica Bauermeister


Auteur : Erica Bauermeister
Année : 2009 (2009 pour la traduction française)
Langue : Français
Traducteur : Mona de Pracontal
Éditeur : Le livre de poche
256 pages
Quatrième de couverture :
Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera son existence à la gastronomie. La magie d'un chocolat chaud aux épices opère et, une vingtaine d'années plus tard, Lilian anime tous les premiers lundis du mois un atelier de cuisine dans son restaurant. L'École des saveurs réunit des élèves de tous horizons qui, de l'automne au printemps, vont partager des expériences culinaires, découvrir la force insoupçonnée des épices, capables par leur douceur ou leur piquant, d'éveiller des ardeurs inconnues et de guérir des peines anciennes... Un savoureux roman culinaire, une ode à la gourmandise et aux sens.
Avis :
Si mes souvenirs sont bons, ce livre a reçu un trèsbon accueil de la presse et d'internet (blogs amateurs). Un de mes collègues l'a lu et m'en a dit grand bien, donc je n'ai pu que me laisser tenter. On pourrait considérer ce livre comme un recueil de nouvelles avec un fil conducteur. Ce fil conducteur, c'est Lillian et son restaurant, plus particulièrement ses cours de cuisine qu'elle anime chaque premier lundi du mois. Un chapitre (une nouvelle ?) raconte une partie de la vie ainsi que les ateliers de cuisine d'un participant différent à chaque fois. On les voit tels qu'ils sont dans la "vraie vie", hors du cours de cuisine, mais aussi pendant le cours. J'ai beaucoup aimé certains chapitres, moins d'autres, mais mon sentiment général par rapport à ce livre est positif.
A lire si l'on a besoin d'une elcture rafraichissante sans prise de tête !
PS: vous aurez le résultat du concours lundi normalement car j'ai contacté la personne de Way to Blue pour savoir comment je lui communiquais le nom des gagnants. Un peu de patience !




