La caverne d'Ankya

05 janvier 2012

[Livre] Les Mille et Une Vies de Billy Milligan - Daniel Keyes

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Auteur : Daniel Keyes
Année : 1981 (2007 pour l'édition française)
Langue : Français
Traducteur : Jean-Pierre Carasso
Éditeur : Le livre de poche
637 pages

 

 

Quatrième de couverture :

Quand la police de l'Ohio arrête l'auteur présumé de trois, voire quatre viols de jeunes femmes, elle croit tenir un cas facile : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Ou bien il reconnaît les vols, mais pas les viols. Son étrange comportement amène ses avocats commis d'office à demander une expertise psychiatrique. Et c'est ainsi que tout commence… On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l'on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare qui fait de lui un être littéralement « éclaté » en plusieurs personnes différentes qui tour à tour habitent son corps. Il y a là Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, et puis Ragen, un Yougoslave brutal d'une force prodigieuse, expert en armes à feu. Et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère, et même de sexe différents.


Avis :

Mon collègue N. m'a prêté ce livre en me certifiant qu'il était génial. Je l'ai lu. Il EST génial ! L'histoire raconte la vie de Billy Milligan, ou devrais-je dire du corps de Billy Milligan ainsi que ses différentes personnalités. Car c'est ce cela dont il s'agit: la schizophrénie. Arrêté pour des actes qu'il affirne ne pas avoir commis, Billy est arrêté, puis amené dans un centre psychiatrique car quelques personnes ont remarqué qu'ils ne parlaient pas toujours "au même Billy". Tantôt enfant, tantôt agressif avec accent yougoslave, tantôt distingué avec un accent très British...

Ce livre peut être divisé en deux parties, très intéressantes toutes les deux, tant sur le plan de l'histoire, que sur le plan médical. En effet, dans la première, on découvre petit à petit les différentes personnalités de Billy; la seconde partie est liée à la fusion de ces personnalités.

On ne peut que s'attacher à Billy et à tous ses "lui". Cependant, cela fait constamment penser aux cas de schizophrénie que l'on peut voir à la télévision: est-on coupable si notre corps a commis un crime mais qu'une autre personnalité l'a fait ? C'est une question difficile d'un point de vue éthique (je ne vais pas m'étendre dessus ici !) et ce livre nous fait prendre conscience de tous les points de vue existant.

Ce livre est vraiment génial, et en plus il s'agit d'une histoire vraie ! D'ailleurs, l'auteur Daniel Keyes est la seule personne à qui Billy a accepté de raconter son histoire. Ne vous laissez pas rebuter par le nombre de page, ça passe très vite !

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22 septembre 2011

Meurtres entre soeurs - Willa Marsh

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Auteur :
Willa Marsh
Année :
1996 (2009 pour l'édition française)
Langue :
 Français
Titre original : Sisters Under the Skin
Éditeur : Autrement
206 pages


Quatrième de couverture :

« - Écoute-moi bien ! Essaie de te souvenir de l'état dans lequel nous étions lorsque nous avons essayé de la tuer. D'accord, nous étions gamines, mais suffisamment ulcérées pour souhaiter sa mort. Réfléchis. Rappelle-toi... - Tu as raison. Je la jalousais. Mo et Pa étaient en adoration devant elle. Elle leur appartenait à tous les deux comme ça n'avait jamais été le cas pour nous. Je me sentais tellement envieuse. Envieuse lorsqu'elle grimpait dans leur lit et se coulait entre eux, le plus naturellement du monde. J'adorais Pa, mais je n'aurais pas osé faire ça. J'avais l'impression qu'ils l'aimaient davantage, simplement parce que c'était leur enfant à tous les deux. »

Olivia et Emily, demi-sœurs, vivent une enfance heureuse dans l'Angleterre des années 1950. Jusqu'au jour où Mo et Pa font un troisième enfant : Rosie, la petite princesse, leur préférée. Qui se révèle particulièrement odieuse. Grâce à de faux scandales, Rosie parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations en tous genres, vengeances : ici, on ne se fait pas de cadeaux... Impossible de s'ennuyer à la lecture de ce roman savoureux, au goût acide, qui nous entraîne dans les méandres d'une intrigue tortueuse en compagnie d'héroïnes aussi cyniques que déjantées. Un festival d'humour noir ! 

 

Avis :

Ce livre n'est entré dans ma PAL que le temps de rentrer chez moi après l'avoir acheté... en effet, je l'avais vu une fois sur un blog (mon neurone me fait défaut pour me rappeler le blog en question...) et il m'a hantée depuis ce jour. Voilà chose faite ! Acheté, lu, adoré !
Je ne reviens pas sur l'histoire générale car la quatrième de couverture le fait très bien. Ce livre se passe de l'enfance d'Olivia et Emily (plus précisément au moment où leurs parents se mettent ensemble) jusqu'à leur presque soixantaine d'années. Ce livre est très plaisant à lire. Tout d'abord il n'y a pas de longueurs inutiles, ce qui facilite la lecture. Ensuite, les personnages sont attachants et même les "méchants" sont là pour quelque chose (je veux dire par là qu'ils ne viennent pas dans l'histoire comme un cheveu sur la soupe). Un lien très fort lie les deux demi-soeurs par alliance (oulà c'est compliqué) et c'est ce qui leur permet de tenir face aux aléas de leur vie.
Ce livre montre également jusqu'où peut aller un règlement de compte, même si le préjudice initial est anodin (il serait plus juste de dire qu'il parait anodin pour la personne qui le fait.... mais qui est une insulte suprême pour celui qui l'a reçu).
Bref ! Dis comme cela ça n'a pas l'air bien joyeux... détrompez-vous ! de l'humour noir il y a, de l'amitié profonde il y a. C'est un livre que je recommande, bien entendu. (il est même sorti en poche... mais je trouve la couverture poche horrible)

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12 février 2011

Mon nez, mon chat, l'amour et moi - Louise Rennison

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Auteur :
Louise Rennison
Année :
1999 (2000 pour la France)
Langue :
Français
Éditeur :
Pôle fiction

244 pages
Titre original : Angus, Thongs and Full-frontal Snogging

Quatrième de couverture :

Georgia a 14 ans et sa vie est un enfer ! Non seulement celui qu’elle surnomme Super-Canon sort avec une cruche prénommée Lindsay, mais surtout il y a cette chose au milieu de son visage : son nez... Découvrez l’univers irrésistiblement drôle de Georgia !

Avis :

Voilà bien longtemps que je n'avais pas explosé de rire devant un livre. Plusieurs fois même ! Entre l'opération saucisse, le déguisement olive fourrée, la fixation sur Mick Jagger et le chat qui martyrise le caniche des voisins, la vie de Georgia Nicolson est très chargée. A un âge où on sort à peine de l'enfance mais pas encore adulte, elle et ses copines se posent plein de questions sur les garçons. La question utlime: comment embrasser un garçon ? Comment sait-on de quel côté pencher la tête ? Entre le collège et la bande de copines, Georgia doit également gérer ses histoires pas faciles de famille.

 

Une grande partie de rigolade et de fraicheur !

 

Un grand merci à Anneso pour avoir permis le passage LAL - PAL de ce livre !!!

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26 novembre 2010

L'indésirable - Sarah Waters

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Auteur : Sarah Waters
Année : 2009 (2010 pour l'édition française)
Titre original : The Little Stranger
 
     
Quatrième de couverture:

Au hasard d’une urgence, Faraday, médecin de campagne, pénètre dans la propriété délabrée qui a jadis hanté ses rêves d’enfant : il y découvre une famille aux abois, loin des fastes de l’avant-guerre. Mrs Ayres, la mère, s’efforce de maintenir les apparences malgré la débâcle pour mieux cacher le chagrin qui la ronge depuis la mort de sa fille aînée. Roderick, le fils, a été grièvement blessé pendant la guerre et tente au prix de sa santé de sauver ce qui peut encore l’être. Caroline, enfin, est une jeune femme étonnante d’indépendance et de force intérieure. Touché par l’isolement qui frappe la famille et le domaine, Faraday passe de plus en plus de temps à Hundreds. Au fil de ses visites, des événements étranges se succèdent : le chien des Ayres, un animal d’ordinaire docile, provoque un grave accident, la chambre de Roderick prend feu en pleine nuit, et bientôt d’étranges graffitis parsèment les murs de la vieille demeure. Se pourrait-il qu’Hundreds Hall abrite quelque autre occupant? Dans ce roman à tiroirs, Sarah Waters revisite avec le talent qu’on lui connaît les codes des classiques anglais, d’Henry James à Edgar Allan Poe.


Mon avis :

Voici un livre de 700 pages qui n'en laisse rien paraître tant l'histoire est prenante. Dès le premier chapitre, le lecteur est plongé dans l'ambiance de Hundreds Hall, la maison familiale des Ayres. Moi qui ne suis pas fan des descriptions, ici elles sont totalement maîtrisées et agréables à lire. Dès le départ les personnages sont sympathiques. Puis, plus on les connaît, plus ils deviennent envahissants les uns envers les autres, plus on commence à comprendre leurs obsessions. Lorsque des choses étranges se produisent, nous sommes poussés par deux sentiments: le rationnel (le personnage serait-il atteint de névrose ? psychose ?...) et le moins rationnel (y aurait-il ici une force extraordinaire ? un spectre ? ...). On ne peut s'empêcher de basculer vers l'une ou l'autre option, sans pour autant y adhérer définitivement.
L'indésirable est également une histoire d'amour... envers cette maison impressionnante, prenante, usante, mais si chargée d'histoire.
J'ai adoré passé du temps sur ce livre. Vraiment.

Le livre en lui-même est très agréable à manipuler et sent très bon l'encre d'imprimerie (pour la peine je ne l'ai pas pris pour lire dans le métro ou lors de ma pause déjeuner. Il n'est pas corné ni froissé). Ce fut donc un réel plaisir de le tenir.

Je ne connaissais pas Sarah Waters, mais maintenant que c'est chose faite, il me tarde d'en découvrir d'autres!

Lu dans le cadre du prix des lectrices ELLE 2011, catégorie Romans.
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11 octobre 2010

Sous les bruyères - Belinda Bauer

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Auteur : Belinda Bauer
Année : 2010 (2010 pour l'édition française)
Titre original : Blacklands


Quatrième de couverture:
Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui empoisonne l'existence. Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses grilles. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens. Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...

Mon avis :
Quand j'ai vu la couverture du livre lors de la remise des prix de Books & the City, je ne voulais pas ce livre. Puis j'ai lu la quatrième de couverture et là... il me le faut ! Je l'ai ouvert sans trop savoir à quoi m'attendre et je n'ai pas été déçue !

Narré à la troisième personne, ce livre possède néanmoins un style qui se rapproche plus du point de vue de l'enfant au niveau des descriptions et des remarques. Malgré le thème glauque et quasi malsain, l'ambiance n'est pas lourde et l'écriture fluide. On entre dans la vie de ce garçon qui, bien que très jeune, possède des préoccupations d'adultes et souhaite remettre sa famille d'aplomb. Il ne sait pas dans quoi il met les pieds...

Voici un livre que j'ai beaucoup aimé lire, du début à la fin (et la fin est plausible... ça ça me plait !).

Sous les bruyères est le premier roman de Belinda Bauer. Je pense surveiller les parutions de cet auteur car même si son style reste à améliorer, à approfondir, c'est un réel plaisir de la lire.

Voici un petit passage, pensée de Steven: Les chaussettes, c'est tellement banal. quotidien. Comment quelqu'un qui enfile des chaussettes le matin pourrait-il être un tueur en série ? Les chaussettes ne sont ni cruelles ni dangereuses. Elles sont amusantes, des mitaines pour les pieds, en quelque sorte. Elles transforment les orteils en gonds noueux, en marionnettes comiques. C'est sûr qu'une personne qui porte des chaussettes ne peut pas vraiment représenter un danger pour lui, ni pour quiconque ? C'est sûr !

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12 juillet 2010

Vous partez déjà ? - Antonia Fraser

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Auteur : Antonia Fraser
Année : 2010
Titre original : Must You Go ?

Quatrième de couverture :
Entre eux, c'est un véritable coup de foudre. En janvier 1975, à la fin d'un dîner donné pour la première de la pièce L'Anniversaire, la belle Antonia Fraser, déjà renommée pour son talent de biographe, s'approche d'Harold Pinter pour le saluer. « Vous partez déjà ? » demande-t il. La question est décisive, car la réponse fait basculer leurs destins. La passion les entraînera en effet à quitter leurs conjoints respectifs - l'actrice Vivien Merchant, qui a créé au théâtre la plupart des pièces de son mari, et le député conservateur Hugh Fraser, père avec l'historienne de six enfants - et leur vaudra d'être poursuivis par la presse à sensation anglaise des années durant.

Trente-cinq ans plus tard, après la mort du célèbre dramaturge, Antonia Fraser ouvre son journal intime et, en nous livrant ses souvenirs, ressuscite avec une belle authenticité les instants les plus intenses, tendres, drôles ou poignants de leur vie ensemble. Récit d'un grand amour aussi inattendu que durable, doublé d'une profonde complicité intellectuelle, Vous partez déjà ? nous laisse pénétrer dans l'intimité de ce couple exceptionnel, et met en lumière le côté humain de la personnalité de l'auteur dramatique dont l'oeuvre a parfois été taxée de noirceur.


Mais Antonia Fraser a aussi assisté, au jour le jour, à l'écriture des oeuvres du futur prix Nobel de littérature et, guidée par son instinct de biographe, en a noté attentivement les étapes. Elle nous les décrit ici, nous rendant ainsi témoins du processus de la création. C'est enfin une observatrice amusée de la vie artistique, culturelle et politique de l'époque contemporaine, et les portraits qu'elle esquisse d'une plume alerte de personnages importants et de célèbres artistes amis de leur couple tels Vaclav Havel, Salman Rushdie, Samuel Beckett ou Arthur Miller forment une galerie fascinante.

Mon avis :

Ce roman est l'histoire de la vie commune entre Antonia Fraser (historienne, biographe, spécialiste de la royauté) et d'Harold Pinter (dramaturge, metteur en scène). Ils ont eu le coup de foudre alors qu'ils étaient déjà tous deux déjà en ménage.
J'ai eu un peu peur en commençant ce livre car je ne connais, je l'avoue avec un soupçon de honte, ni l'un ni l'autre ds protagonistes. Malgré cela, et grâce au style journal intime ainsi qu'à l'humour (ah, ce cricket !) d'Antonia Fraser, j'ai pu apprécier ce récit. Ce n'est ni plus ni moins un journal intime, racontant les dîners, la vie de tous les jours et le travail.
On ressent la symbiose existant entre ces deux individus liés par beaucoup plus que l'amour. Ils se vouent l'un à l'autre une admiration sans faille, c'est très beau à lire.
L'histoire se termine comme elle a commencé: "Vous partez déjà?". Harold Pinter décède en 2008 des suites d'un cancer.

Lu dans le cadre du prix des lectrices ELLE 2011, catégorie Documents.
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25 juin 2010

Ce qu'ils se mettent sur le dos - Linda Grant

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Auteur : Linda Grant
Année : 2008 (2010 pour l'édition française)

Quatrième de couverture :
Vivien Kovaks est la fille unique d’Ervin et Berta, un couple de Juifs hongrois immigrés à Londres depuis 1938. Autant que Vivien le sache, sa famille se réduit à ces deux parents taciturnes et renfermés. Mais, à dix ans, elle se découvre un oncle, et pas n’importe qui, un truand célèbre, Sándor Kovacs, propriétaire véreux et maquereau occasionnel. Son père refuse de lui en dire davantage sur ce frère détesté, cependant la petite fille reste fascinée par la seule image qu’elle ait de Sándor, habillé richement et paré d’une montre en diamants. Puis le temps passe, et la vie de Vivien suit un cours monotone, qui culmine lorsqu’elle épouse sans conviction Alexander, un Anglais de bonne famille. Or un drame l’oblige à retourner vivre chez ses parents. Ce qu’ils se mettent sur le dos est l’histoire d’une famille où secrets, déceptions et trahisons intimes se mêlent aux douleurs provoquées par la grande Histoire. Entre tragique et comique, l’auteur dissèque avec finesse les émotions que les personnages dissimulent, ou exposent, par le biais de leurs habitudes et de leurs codes vestimentaires.

Mon avis :

Cet ouvrage est un livre sur l'identité, le besoin d'identité.

Les premières pages donnent le contexte: Vivien et ses parents vivent reclus dans un appartement du beau quartier de Londres. Les parents s'enferment, s'isolent, ne connaissent pas leurs voisins, afin de ne pas faire de vague en reconnaissance pour le pays qui les a accueillis alors que tout allait mal en Hongrie. Ils refusent toute discussion concernant leur passé dans leur pays d'origine, d'après eux pour le bien de Vivien.

Franchement, j'ai eu du mal pendant les 74 premières pages. MAIS !

A partir de cette page, Vivien va trouver son oncle Sandor qui va, lui, lui raconter. Raconter la Hongrie, raconter la famille. Sa famille. Et ça lui fait du bien. Leur fait du bien à tous les deux. Le passé que les parents cachent aux enfants de manière égoïste soit disant pour leur bien, ces derniers en ont besoin pour avancer dans leur propre vie. Même si la réalité est douloureuse, elle l'est moins que l'ignorance de ses origines.

A partir du moment où l'on rencontre Sandor, on découvre également, en plus de l'histoire de Vivien, le Londres de l'époque. Les fêtes bien sûr, mais aussi le racisme montant dangereusement. Envers les gens de couleur mais aussi envers les juifs. Vivien commence à vivre dès qu'elle a enfin la possibilité de connaître l'histoire de sa famille.

"Nous nous changeons constamment en quelqu'un d'autre, et nous ne devrions jamais oublier que quelqu'un d'autre nous regarde constamment" p.275

En résumé, même si j'ai eu un peu de mal à démarrer, j'ai beaucoup aimé ce livre :)

Lu dans le cadre du prix des lectrices ELLE 2011, catégorie Romans.
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11 juin 2010

Rupture - Simon Lelic

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Auteur : Simon Lelic
Année : 2010 (2010 pour l'édition française)
Titre original : Rupture
 

Quatrième de couverture:

Par un été torride, Samuel Szajkowski, prof d'histoire dans une école secondaire, entre en salle de réunion, ouvre le feu et tue trois élèves et un collègue avant de retourner son arme contre lui. Les voix de quinze témoins interrogés par l'inspecteur Lucia May illustrent la complexité du drame. Souvenirs flous, mensonges, omissions, incohérences, mauvaise volonté des professeurs, des élèves et du directeur de l'école, convainquent Lucia de la nécessité de poursuivre l'enquête. Malgré la version officielle : le Polonais était un psychopathe. Malgré la directive de sa hiérarchie : classer l'affaire au plus vite. Ce qu'elle va découvrir est terrifiant. Violence, persécution, racisme, état déplorable du système éducatif anglais : bien plus qu'un thriller, Rupture est un cri de révolte qui dénonce avec originalité une crise de société tristement contemporaine.

Mon avis :

J'ai abordé ce livre de manière tout à fait neutre. La quatrième de couverture présageait du bon et... du bon il y a eu ! Ce livre parle du rapport à la violence, de la notion de violence qui, malheureusement, est de plus en plus minimisée, de moins en moins prise au sérieux. La violence directe, bien sûr, mais aussi la violence indirecte caractérisée par des petits riens qui rendent la vie de la cible intolérable. Dans l'éducation, il est préférable que les professeurs s'entendent bien afin de mieux supporter les adolescents à qui ils enseignent. Mais qu'arrive-t-il si certains professeurs se lient à des élèves pour martyriser l'un des leurs ? Ce livre parle aussi de ce que peut faire un homme pour préserver l'image de son établissement. Peut-on vraiment fermer les yeux sur certains faits même si c'est pour recevoir des fonds en vue d'être encore plus côté ? Deux histoires se mêlent à la principale: celle d'un petit garçon du même collège et celle de la femme policier qui enquête.

Le plupart des chapitres sont les enregistrements des interrogatoires. Il n'y a qu'une personne qui parle, on n'entend pas les questions posées mais on les devine. J'ai trouvé la structure très agréable.

 

 

Je ne saurais que vous conseiller ce livre. Rupture est le premier roman de Simon Lelic et il fait parti des auteurs à suivre !

Lu dans le cadre du prix des lectrices ELLE 2011, catégorie Policier.

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01 juin 2010

Hush, hush - Becca Fitzpatrick

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Auteur : Becca Fitzpatrick
Année : 2009 (édition française en 2010)
Titre original : hush, hush

Quatrième de couverture :
« -Tu appartiens à la race biblique des Néphilim.  Ton véritable père était un ange, chassé du Paradis. Tu es à demi  mortel… et à demi ange déchu.

Dans un  recoin de son esprit, Chauncey perçut la voix de son précepteur,  récitant des passages de la Bible. Il avait parlé d’un peuple pervertit,  né des anges bannis des cieux et des mortelles. Une race violente et  puissante.»

Dans la ville brumeuse de  Portland, Nora tente de mener une vie ordinaire depuis la mort de son  père. Lors d’un cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch.  Il est séduisant, mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais  Nora est perplexe. Comment Patch peut-il en savoir autant sur son compte  ? Pourquoi est-il toujours sur sa route quand elle cherche à l’éviter ?

Sans le savoir, Nora se retrouve au beau milieu d’un  combat séculaire agitant des êtres dont elle ne soupçonnait même pas  l’existence. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que la  passion peut être fatale.

Mon avis :

Je vous parle aujourd'hui d'un livre qui me faisait envie depuis que j'ai lu l'ultimatum de Virginie (qui disait en deux mots rouge clignotant: "Lisez-Le!"). Ce livre, j'adore la couverture aussi. Vraiment classe, le côté viril mais fragile. :o) Un livre donc, premier d'une série qui risque de gagner en étoiles je pense.
Je trouve l'histoire bien menée, avec du suspens, un bad guy trop canon (je l'imagine canon c'est pas de ma faute), un lycée, une fille normale... quoi ça ressemble à quelque chose de connu ? Attendez il y a encore pire niveau similitude: ça commence dans ... un cours de bio ! Je ne sais pas ce qu'ont les auteurs avec les cours de bio mais apparemment ils sont source de beaucoup d'inspiration. Bref ! On arrête ici les ressemblances avec Twilight.

 

J'adore certaines phrases du style "Son sourire n'avait rien d'amical. Il n'augurait que des ennuis. Il les garantissait même.".
Certains points sont quand même à revoir pour l'auteur car après une journée entière plus une attraction vertigineuse dans un parc à thème, Patch (le bad guy trop beau) "exhalait une odeur boisée, un parfum d'herbe après la pluie" (p.123)

 

Ce livre est vraiment génial, les personnages sont attachants (sauf bémol expliqué plus bas) et le suspens est bien mené.

 

Les points négatifs que j'ai trouvé (le pourquoi de seulement 3 étoiles):
- à certains moments j'ai l'impression que des passages sont sautés. Par exemple on s'attend à une confrontation mère-fille et... rien, autre sujet. Comme si le passage était zappé.
- Vee, la meilleure amie d'enfance est vraiment cruche, détestable, j'aurai aimé lui mettre des claques. De toutes les meilleures amies que j'ai vu dans ma vie (les miennes et celles des autres), quand l'autre meilleure amie raconte quelque chose, on l'écoute, la conseille, ... alors que là ça fait plutôt penser à des sœurs se cherchant constamment. Mais bon.. Je n'aime pas Vee.
- c'est long. Certains passages auraient pu être zappés ou accélérés. J'ai parfois eu le sentiment de patauger dans du yaourt.

 

Mais au final c'est le positif qui l'emporte et il me tarde de lire la suite !!

 

L'avis de Virginie !

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04 mai 2010

Et ce sont les chats qui tombèrent - Tom Mc Carty

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Auteur : Tom Mc Carty
Année : 2006 (2007 pour l'édition française)
Titre original : Remainder
 

Quatrième de couverture:

Traumatisé par un accident qui fait de lui un multimillionnaire, notre héros emploie son temps et son argent à reconstituer des scènes du passé à partir de quelques fragments de sa mémoire sensorielle pulvérisée. Grisé par le jeu des reconstitutions dans lequel il est assisté par un membre de la société Contrôle du Temps, il déplace ses pions sur des échiquiers mnésiques familiers, au risque de se perdre...


Mon avis :

A présent, je peux affirmer sans crainte que j'ai lu un OVNI... L'histoire de base est très banale: un homme est payé pour ne pas parler de l'accident, et se met en quête de ses souvenirs. Oui mais voilà, une fois qu'il se souvient de quelque chose, il le reconstitue et le fait jouer mille et une fois. En vrai. Il se fait aider d'une société "à tout faire", notamment de Naz, un indien qui s'implique dans le projet de notre héros. C'est un livre qui peut déranger par son manque de réponses. En général j'aime quand, à la fin d'un livre, on a les réponses à toutes nos questions, des explications logiques... mais là cela ne m'a pas dérangé car ça colle vraiment au personnage et à l'histoire en général.

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