Rien-ne-soppose-à-la-nuit3etoiles

Auteur :
Delphine de Vigan
Année :
 2011
Langue :
 Français
Éditeur :
JC Lattès

437 pages

 


Quatrième de couverture :

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.

Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.

Avis :

Delphine de Vigan a souhaité cette année nous faire part d’un récit très personnel puisqu’elle va nous raconter sa mère. Pour ce projet de grande ampleur, elle a demandé aux membres de sa famille de lui raconter leurs souvenirs de Lucile, une femme à la beauté envoutante dont la destinée sera semée d'embûches. Ce texte, nous le comprenons durant la lecture, fut douloureux à écrire. Douloureux, mais nécessaire. Tout au long de cette biographie - qui parfois prend des airs d'autobiographie - Delphine de Vigan nous fait part de sa difficulté à écrire sur le sujet. En effet, cela fait ressortir beaucoup de choses, des choses enfouies, des choses cachées, volontairement ou par nécessité de survie. Mais cela fait du bien. On ressent la pression qui part au fur et à mesure du récit.

Lucile donc, vit dans une famille nombreuse entourée de ses parents et de ses frères et sœurs. Cette famille est très soudée et heureuse, malgré les catastrophes qui surviennent et qui créent petit à petit certaines failles.

De sa naissance à sa mort, Delphine de Vigan raconte sa mère en essayant d’être le plus proche de la vérité possible. Ce qui est très appréciable, c’est qu’elle arrive à retracer les faits sans ajouter de point de vue personnel pouvant expliquer tel ou tel acte, telle ou telle pensée. Le tout est très documenté et rien ne cherche à être caché.

Ce roman est bien plus que la biographie d’une personne ; c’est l’histoire d’une famille.
Ce livre a reçu le prix FNAC 2011

"Je préfère mourir vivante" p.429


Du même auteur sur le blog:
de Vigan Delphine - No et moi
de Vigan Delphine - Jours sans faim