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Auteur : Yoko Ogawa
Année : 1988 (2003 pour la version française)
Langue :
Français
Éditeur :
Actes Sud (Babel)

153 pages

Quatrième de couverture :

Une jeune femme vient de confier sa grand-mère à une institution médicalisée. Dépendante, silencieuse et immobile, la vieille dame semble peu à peu s'effacer de toute réalité. Dans la mémoire et l'inconscient de sa petite-fille, la solitude est immense... Une jeune fille apprend que son frère, malade, doit passer les derniers mois de sa vie à l'hôpital. Jour après jour elle lui rend visite et leur intimité s'accroît, au rythme des saisons, dans la quiétude de la chambre blanche. Dans ces deux nouvelles, Yoko Ogawa n'évoque pas simplement la douleur de la mort ou la violence de la maladie, elle explore un sas très particulier, ce passage de la vie à l'absence qui induit un remarquable accomplissement des sentiments avant leur inscription dans la mémoire.

Avis :
ce livre est en fait un recueil de deux nouvelles.

Une parfaite chambre de malade
La narratrice travaille en tant que secrétaire dans un hôpital et y trouve une place pour son frère, subitement atteint d'une maladie. Il lui reste tout au plus 13 mois à vivre. A partir de ce moment-là, la narratrice va passer beaucoup de temps avec lui, dans sa chambre de malade. Elle va d'ailleurs beaucoup aimer cette chambre. Non pas la maladie qui s'y trouve, mais elle apprécie grandement sa pureté. Tout est blanc, propre, les drats sont amidonnés et bien tendus sur le lit.
Yoko Ogawa, fidèle à son style d'une douceur à nous faire tout accepter, nous livre une partie de la vie de cette femme. Certes la maladie est présente, elle n'est pas envahissante pour le lecteur. On se concentre sur la chambre, les repas du frère, les souvenirs.
Une très belle nouvelle !


La désagrégation du papillon
La narratrice amène sa grand-mère Sae dans un institut spécialisé pour personnes âgées car elle ne peut plus s'en occuper. En effet, Sae se laisse partir dans un monde à l'intérieur de sa tête et ne fait plus rien seule. Sa petite fille s'est beaucoup occupé d'elle, avec grand amour, mais voilà, après une fugue et aucun autre comportement, le temps est venu de laisser faire les professionnels.
J'ai beaucoup moins accroché à cette nouvelle car il y avait plus de "saletés" décrites. On se demande au fil de la lecture si la narratrice a toujours toute sa tête puisqu'elle a du mal à dissocier son corps de ses pensées. J'ai trouvé cela très étrange. Limite dérangeant. Autrement, le style d'Ogawa est toujours là, sans aucun doute !

 

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