La caverne d'Ankya

31 mai 2011

Le dernier crâne de M. de Sade - Jacques Chessex

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Auteur : Jacques Chessex
Année :
2009
Langue :
Français
Éditeur :
Le Livre de Poche

119 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Qui est cet homme de soixante-quatorze ans enfermé à l'hospice de Charenton, au printemps 1814, qui a commis tant de crimes et semble ne se repentir en rien ? Fuyard, brûlé en effigie, embastillé, sodomite, blasphémateur, soupçonné d'inceste, et pourtant encore là, bouillant d'idées et d'ulcères, désireux de poursuivre l'œuvre de chair. Cet homme se nomme Donatien-Alphonse de Sade. Il meurt en décembre 1814. En 1818, sa tombe est ouverte, et son crâne passe dans les mains du docteur Ramon, le jeune médecin qui le veilla jusqu'à la mort. Relique, rire jeté à la face de toutes choses, effroi érotique, le crâne de M. de Sade roule d'un siècle à l'autre, incendiant, révélant et occupant le narrateur de ce roman.

Avis :

Jacques Chessex a toujours voulu écrire sur le marquis de Sade. C'est chose faite avec son tout dernier roman, qu'il a écrit juste avant sa mort et qui a reçu le Prix Sade 2010.

Nous pouvons partager ce livre en deux parties : la première où Monsieur de Sade est toujours en vie; la seconde où son crâne fait des siennes.

La première partie ne m'a pas plue du tout. Certes elle est intéressante si l'on souhaite connaître le personnage, car jusqu'à sa mort il a été masochiste, sadique, sodomite... et j'en passe. De plus comme il était très malade, les descriptions sont parfois bien sordides. On apprend par ailleurs que cet homme provoquait des fascinations grâce à son charisme. Il est souvent fait référence à un halo de lumière autour de son être.

La seconde partie m'a plus emballée. Le Marquis est mort, et son crâne est exhumé. Puis il passe de main en main, provoquant des comportements bizarres. "Encore l'effet de la relique. En attendant, où se trouve-t-elle ? Il parait qu'elle fait des siennes. Et le crâne du marquis court. Qui l'enfermera à double tour ?" p.85. L'auteur relate différentes affaires bizarres qui ont entourré le crâne.

La plume de Jacques Chessex me plait beaucoup. Ici, c'est le sujet qui m'allait moins. Je remercie tout de même les éditions Le Livre de Poche pour le partenariat !

 

Du même auteur sur le blog:

Chessex Jacques - Le vampire de Ropraz

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29 mai 2011

La formule préférée du professeur - Yoko Ogawa

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Auteur : Yoko Ogawa
Année :
2003 (2005 pour la France)
Langue :
Français
Éditeur :
Babel

245 pages

Quatrième de couverture :


Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur...

Avis :

Ce livre est dans ma PAL depuis 2009... grand bien m'en a pris de le lire pour le challenge In the mood for Japan ! En effet, ce livre est magnifique ! Vous avez peur des mathématiques ? Ne passez pas votre chemin. N'ayez aucune crainte. Lisez.

La couverture de ce livre est assez déroutante car cela me fait penser à de la chimie et non à des mathématiques... menfin! comme dirait Gaston. Ce n'est que grâce au challenge de Choco que je l'ai dépoussiéré, et je ne suis pas déçue du tout.

Une nouvelle aide-ménagère est affectée à un client qui possède beaucoup d'étoiles bleues sur sa carte... des étoiles bleues ? Cela signifie que pour une étoile, c'est une aide-ménagère qui a abandonné son poste. Un client difficile ? Non... un client qui a une mémoire de 80 minutes seulement. Ce que cela veut dire, c'est faire connaissance tous les jours, ne pas sortir faire les courses plus d'une heure et vingt minutes sous peine d'être oubliée et de se représenter pour la n-ième fois de la journée.

Mais, et les maths dans tout ça ? Eh bien elles sont présentes, voire omniprésentes, mais pas agressives. Point de cours ou de choses compliquées ici. Elles n'apparaissent que pour lier le professeur à toutes les choses qui l'entourrent. On apprend également certains concepts, comme les nombres parfaits, entre autres. Rien de bien méchant. Car ce que l'on garde en tête en lisant et après avoir lu cette histoire, ce sont des notions pures comme l'amitié profonde, la patience, le besoin d'habitudes.

Yoko Ogawa possède une plume très agréable à lire. Je vais d'ailleurs l'ajouter à mes auteurs "pieuvres" :D Vous en entendrez donc à nouveau parler (une fois que ma PAL aura un tant soit peu diminué, of course... ou pas).

Un livre que je recommande, et surtout, surtout  !!! ne soyez pas réfractaires parce que vous n'avez jamais aimé les maths...

 

 

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27 mai 2011

Grand prix des lectrices de ELLE 2011 - remise des prix

Voilà plus d'une semaine que je connais les gagnants du Grand Prix des Lectrices de ELLE, mais étant tenue au secret, je ne vais vous les révéler que maintenant, en vous racontant la soirée que j'ai passée hier puisque c'était la soirée de remise des prix :)

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De 17h à 19h30 c'était la rencontre des lectrices avec les lauréats. Nous avons été conviées dans un décors grandiose (je ne vous montre que deux photos, mais j'ai mitraillé les murs, les lustres...)

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Nous étions 4 tables de lectrices et les lauréats passaient chacun environs 30 minutes à chaque table. Ah ! Mais je ne vous ai pas dit encore qui ils sont ! Je vous vois trépigner d'impatience... aller j'ai bon coeur, je vais lever le mystère. AND THE WINNER ARE....

Catégorie Roman: La couleur des sentiments de Kathryn Stockett (l'auteur n'étais pas présente mais il y avait son éditrice Jacqueline Chambon et son traducteur Pierre Girard)

Catégorie Document: égalité entre Nos étoiles ont filé d'Anne-Marie Revol et l'Algérie (que je n'ai pas commenté sur mon blog) de Benjamin Stora et Tramor Quemeneur. Les auteurs étaient présents. J'ai particulièrement apprécié Anne-Marie Revol qui est une personne très intéressante, ouverte à la discussion et extrêmement sympathique et vive.

Catégorie Policier: La maison d'à côté de Lisa Gardner, qui était présente avec sa mère, son mari et sa fille.

Après les discussions avec les auteurs, nous avons eu une séance de dédicaces. Je n'avais apporté que La maison d'à côté, je suis dégoutée de ne pas avoir pris Nos étoiles ont filé. Mais bon, c'est pas grave ! Après ma dédicace, je suis allée taper la causette avec... la mère de Lisa Gardner. Je l'avais vue toute seule dans son coin, ne parlant pas français, et suis allée lui tenir compagnie le temps que sa fille était occupée.

A 19h30, le monde a commencé à arriver: journalistes, presse, maisons d'édition... mais aussi quelque beau monde. Je n'ai pas vu grand monde (pas facile de se déplacer dans la foule avec les béquilles) mais j'ai pu rencontrer Sophie Davant par exemple.

Voici les photos de la remise des prix:

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De gauche à droite, de haut en bas: Jacqueline Chambon, Anne-Marie Revol, Benjamin Stora, Lisa Gardner et enfin les lauréats avec le staff de ELLE.

A ma droite, sur un fauteuil il y avait une petite vieille dame dont la tête ne m'était pas inconnue, mais impossible de mettre un nom dessus... jusqu'à ce qu'elle soit appelée sur la scène...

 

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Nous avions l'honneur d'avoir parmis nous (et accessoirement à un mètre de moi dans son fauteuil) Madame Mary Higgins Clark herself ! Sa fille était également présente.

Je me suis fait également de nouvelles copines parmis les lectrices :)

Pour cette grande aventure ainsi que la soirée de hier, je remercie ELLE pour l'organisation et la bonne humeur, mais aussi les lectrices qui étaient super sympa (même si on ne se parlait parfois que quand on se croisait), et les quelques unes qui sont allées me chercher à boire et à manger au début du buffet quand je ne pouvais pas m'approcher tant la foule était compacte.

A dans 3 ans (on ne peut postuler pour être lectrice du prix que tous les 3 ans) !

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22 mai 2011

Le fusil de chasse - Yasushi Inoue

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Auteur : Yasushi Inoue
Année :
1949 (1963 pour la traduction française)
Langue :
Français
Éditeur :
Le Livre de Poche

88 pages
Titre original : 猟銃, Ryoju

Quatrième de couverture :
Tu avais fini de frotter le canon et tu remontais la culasse, que tu avais également nettoyée. Alors tu levas et abaissas plusieurs fois le fusil en épaulant à chaque fois. Mais peu après le fusil ne bougea plus. Tu l'appuyas fermement contre ton épaule et tu visas, en fermant un oeil. Je me rendis compte que le canon était manifestement dirigé vers mon dos.
Y.I.

Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d'adultère. À l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.

Avis :
Le fusil de chasse est le second roman de Yasushi Inoue que je découvre. Alors que dans Le maître de thé le ton était au recueillement, au souvenir, à la recherche de questions, nous avons ici un style beaucoup plus léger et accessible.

Ce roman consiste en trois lettres adressées à un seul homme. Trois lettres de trois femmes différentes, femmes qui ont été importantes dans sa vie. Ce que j'ai particulièrement apprécié, et que j'avais également trouvé dans Cinq petits cochons d'Agatha Christie, c'est de retrouver dans ces trois lettres, entre autres, la même scène. Cette scène est bien entendue vue différemment selon la femme qui en parle, chacune ayant une connaissance de la situation différente.

En résumé, il s'agit d'un livre très sympathique à lire, assez court et de style très différent du plus célèbre roman de l'auteur (Le Maître de thé).

 

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18 mai 2011

Hôtel des souvenirs doux amers - Jamie Ford

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Auteur : Jamie Ford
Année :
2009 (2011 pour la France)
Langue :
Français
Éditeur :
Alphée

406 pages

Quatrième de couverture :

L’hôtel Panama, à Seattle, est un des rares vestiges du quartier nippon de la ville autrefois florissant, disparu pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1986, à l’occasion de travaux de rénovation, on découvre dans ses caves des affaires ayant appartenu à des Japonais « déplacés » en 1942 pour être internés dans des camps.
Henry Lee, un Américain d’origine chinoise de cinquante-six ans, veuf depuis peu, obtient l’autorisation de fouiller ces biens que personne ne réclame ; l’objet de sa quête est un vieux disque introuvable enregistré par son ami d’alors, le saxophoniste noir Sheldon, avec le pianiste Oscar Holden, l’une des figures majeures du jazz local. En 1942, Henry, alors âgé de douze ans, en avait offert un des rares exemplaires à son amie Keiko Okabe, une jeune Nippo-américaine qu’il avait connue dans son collège, où les deux élèves asiatiques étaient en butte aux railleries de leurs camarades. En cachette de son père, pro-nationaliste chinois qui haïssait les Japonais, Henry fréquenta Keiko, l’amitié entre les deux adolescents se muant progressivement en un sentiment plus tendre… jusqu’à l’attaque de Pearl Harbor, qui marquera le début de la discrimination antijaponaise.
Inspiré de faits réels, Hôtel des souvenirs doux-amers aborde une page sombre et méconnue de l’histoire des États-Unis. Ce roman sensible et bouleversant, qui traite de thèmes universels (la famille, les liens entre générations et les différences culturelles), a été récompensé par plusieurs prix, dont le Montana Book Award et l’Asian/Pacific American Award for Literature 2010.

  

Avis :

 

Henry est un jeune chinois de 12 ans vivant aux Etats-Unis. Envoyé dans une école de blancs pour la fierté de son père, il y rencontre Keiko, japonaise de son âge. Il habite à Chinatown, et elle à Nihonmachi (ce qui signifie « Japon Ville » en japonais), deux quartiers proches. Ils deviennent amis et complices.

En 1942, la condition des japonais aux Etats-Unis est très incertaine puisque l’attaque de Pearl Harbord est très fraîche dans les esprits. De plus, ils sont en guerre contre la Chine. Tout ceci n’est pas pour plaire au père d’Henry qui désapprouve fortement la proximité d’une japonaise vis-à-vis de son fils.

Quarante ans plus tard, Henry découvre que l’hôtel Panama, situé dans l’ancienne Nihonmachi, recèle de trésors, souvenirs cachés des japonais de l’époque de guerre. Y voyant une chance de retrouver des souvenirs de Keiko et sa famille, il y va et emmène avec lui son fils et sa future bru. Son fils Marty va découvrir un père tel qu’il ne le soupçonnait pas.

En parallèle aux problèmes sino-japonais, nous avons Sheldon, saxophoniste noir et meilleur ami d’Henry. Il jouera un rôle très important pour Henry en étant le grand frère, l’avis adulte qu’il n’obtient pas de la part de sa famille.
Ce livre est avant tout une histoire de grande amitié. Une amitié fusionnelle entre deux personnes que le destin n’aide pas par rapport à leurs différentes origines.

Etant pro-Japon, j’ai bien entendu un parti pris, mais je vais parler ici de manière factuelle, ne racontant que de ce dont le livre parle.

Via ce roman, on se rend compte des différents degrés de relations qui existent dans les familles chinoises et japonaises. Côté Chine, l’honneur ne peut être bafoué sous peine d’être renié. Le père fait office d’autorité absolue. L’ennemi ne doit être côtoyé sous aucun prétexte, même s’il est à des milliers de kilomètres de l’endroit de la guerre. Même si l’on a douze ans. Côté Japon, on est plutôt dans l’unité familiale. Le respect habite les différents membres de la famille les uns envers les autres; famille qui accepte Henry, même s’il est chinois. Après, tout est relatif, car il y a également des différences générationnelles. En effet, le père d’Henry est né et a grandi en Chine donc il est toujours « chinois dans sa tête et son cœur ». Le père de Keiko est quant à lui né au Etats-Unis (c’est son propre père qui est venu du Japon). Il est donc sorti de l’état d’esprit d’un Japon plus traditionnel de l’époque. La plus grande différence entre ces deux familles réside dans la communication entre ses membres.

Ce livre, mêlant les années 1942 et 1986, est une pure merveille. L’écriture y est délicate et l’auteur sait manier les sentiments de ses personnages quels qu’ils soient (on arrive à comprendre le comportement du père d’Henry, sans l’approuver complètement). Les faits sont décrits sans parti pris, ce qui renforce la véracité d’une telle situation. Car même si les personnages sont fictifs, il n’y a aucun doute que des évènements similaires se sont déroulés durant la guerre.

« Ils ne te jugent pas en fonction du badge que tu portes, ils te jugent en fonction de tes actes, de ce que tes actes disent de toi. » p.326

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14 mai 2011

Un cri d'amour au centre du monde - Kyoichi Katayama

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Auteur : Kyoichi Katayama
Année :
2001 (2006 pour l'édition française)
Langue :
Français
Éditeur :
Le Livre de Poche

216 pages
Titre original : 世界の中心で、愛をさけぶ / Sekai no Chūshin de, Ai wo Sakebu

 

Quatrième de couverture :
Qu’advient-il de l’amour quand l’être aimé disparaît ?
Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville de province du Japon. Leur relation évolue de l’amitié à l’amour lorsqu’ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines.
Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ?
Puissant et pudique à la fois, le roman de Kyoichi Katayama est devenu au Japon un véritable phénomène de société, le plus grand best-seller de tous les temps, adapté au cinéma, et sous forme de manga.

Avis :

Ce livre, chers lecteurs, est une pépite. Déjà il est japonais. Bah oui. Ah... on me dit dans l'oreillette que ce n'est pas une raison, que je vais devoir expliciter un peu plus. Soit. Allons-y donc ! Parlons déjà de l'histoire. D'après la quatrième de couverture, rien de bien joyeux; sauf que voilà, dans ce livre il y a peu de passages où Aki est malade. En effet, le narrateur raconte sa rencontre avec elle, puis l'évolution de leur relation ainsi que celle de leurs discutions. Je ne dirai pas qu'il s'agit d'un livre joyeux, non, mais d'une histoire normale où un évènement tragique arrive. Pas de mélo ici, mais de la passion, de l'amour.

Parlons à présent du style. J'ai lu il y a peu Le maître de thé, dernier livre écrit par Yasushi Inoué, où le style était assez lourd avec beaucoup de descriptions (on est dans le souvenir et la mort, je vous le rappelle). Ici, la plume est légère et très facile à suivre. Les personnages sont normaux, sans clichés et facilement accessibles au lecteur.

En résumé, ce livre est très prenant, facile à lire, doté d'une histoire à la base triste mais belle. Une pépite je disais !

Ils en parlent aussi : Stéphie, Noukette, Kikine, Marie, Djak

 

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10 mai 2011

Le Maître de thé - Yasushi Inoue

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Auteur :
Yasushi Inoué
Année :
1991 (1995 pour la première édition française)
Langue :
Français
Éditeur :
Le livre de poche

158 pages
Titre original : 本覚坊遺文 / Honkaku bô ibun


Quatrième de couverture :
Non, Monsieur Rikyu (1555-1591), Grand Maître de thé issu du bouddhisme zen, n'est pas mort dans son lit ! Il s'est fait hara-kiri à l'âge de soixante-neuf ans. Pourquoi s'est-il donné la mort ? Un vieux moine, son disciple, tente d'élucider le mystère de ce suicide.
Ce livre-enquête nous projette dans le Japon de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle.
A cette époque, la cérémonie du thé était un acte grave, empreint d'exigences éthiques et politiques, prétexte parfois à des négociations secrètes.
Le Maître de thé est donc un roman d'initiation, de méditation, lyrique et sensuel à la fois. A travers la figure historique de Rikyu, Yasushi Inoué (1907-1991) dresse le portrait d'une génération hantée par la mort.

Avis :

Honkakubô est entré au service de Maître Rikyû en 1582, soit la 10ième année de l'ère Tenshô. Après la mort ordonnée de son Maître par le Taïko Hideyoshi, Honkakubô s'est retiré loin de tout. Or, dix ans après les faits, il va rencontrer certaines personnes (une par chapitre) qui ont jadis connu Maître Rikyû et eu la chance de travailler à ses côtés. Ensemble, ils vont se remémorer les cérémonies du thé du Maître, les leurs, mais aussi certains évènements politiques de l'époque révolue. Ils vont chercher ensemble à savoir pourquoi Maître Rikyû n'a pas demandé grâce.

Attention - Spoilers
Quelque chose de peu commun a retenu mon attention au cours de cette lecture: à chaque chapitre, Honkakubô rencontre et parle à une nouvelle personne... qui est morte au chapitre d'après. La seule personne toujours vivante est Sôtan, petit fils du défunt Maître. D'ailleurs, il n'apparait pas vraiment dans le chapitre comme les autres. En effet, le chapitre 5 est un monologue de Honkakubô. Je ne suis d'ailleurs pas sûre que Sôtan est présent. Honkakubô a tendance à rêver beaucoup de choses, comme la présence de son Maître. Il se peut très bien que, rongé par le remords vis-à-vis de son non-comportement vers la famille à la mort du Maître, il fantasme la rencontre avec Sôtan.
Fin spoilers

Ce livre, qui fut le dernier de Yasushi Inoue, a été écrit en 1991, année de la mort de l'auteur âgé alors de 83 ans. Ce fait peut expliquer le sens du roman qui est axé sur la mort et les souvenirs. Le questionnement aussi. Malggré cela, le ton n'est pas dramatique mais plutôt à l'apaisement suivant une recherche de toute une vie. Un ton très calme, tels les mouvements et le temps lors d'une cérémonie du thé.

 

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07 mai 2011

D'autres blogs - liens !

Afin de réorganiser l'apparence du blog et donc de gagner de la place dans la colonne de droite, ma liste de liens se désormais sur ce billet que l'on peut accéder depuis le lien sur la droite !!!

Blogs de lecture:

Blogs d'auteur:

Autres blogs et sites:

 

 Blogs de lecture arrêtés mais sympas:

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06 mai 2011

Le mois le plus court de l'histoire calendaire - Nathan Bauer

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Auteur : Nathan Bauer
Année :
2011
Langue :
Français
Éditeur :
Le bas vénitien

163 pages

Quatrième de couverture :
« Partout dans le pays, on débattait de la grande réforme. Plutôt que le traditionnel changement horaire de mars, le gouvernement avait décidé de réduire d’une heure le mois de février ; or en cette année impaire, le 29e jour n’était qu’un doux rêve. Voilà pourquoi ce mois allait être le plus court de notre Histoire calendaire. Statistiquement, on compterait moins de suicides par pendaison. Mais ce mois ne s’annonçait pas pour autant le plus heureux de tous, car les rires aussi allaient être plus rares. »

Avis :
Avec un titre comme celui-ci, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre. C'était impensable !
Ce titre commence très bizarrement par une note de l'éditeur annonçant, entre autre, que l'auteur est mort (ce qui n'est pas vrai hein, puisqu'il a quelques dédicaces programmées dans les jours à venir)...
Le livre part du principe où il y a eu une première édition, et ce que j'ai lu, c'en est la seconde. Pour cette seconde édition, quelques parties, paragraphes, chapitres, ont été ajoutés ou modifiés.

Je vais avoir énormément de mal à parler de ce livre car il est très riche. Tout commence, Bruno Deveaux a créé un nouveau mot qui a fait sa renommée : le mot Arimampre afin de palier au manque de rime en ampre. Il devient alors ministre du calendrier et du temps et a pour mission de faire passer le décrêt sur la réduction d'une heure le 24 février. Bruno est un personnage passionné et va tout faire pour mener à bien sa mission.
Ce livre a eu (conditionnel! En effet, le livre commençant par un mot de l'éditeur comme quoi l'auteur est mort... ce qui n'est pas vrai, il est assez difficile d'apprécier le vrai et le faux) deux éditions.
Le début est très intriguant et prenant. Les feuilles blanches aussi. (j'ai adoré le concept... qui est expliqué par l'auteur dans le livre) Suite à la première édition, l'auteur a reçu une lettre d'un lecteur, Adrien. A partir de la lettre d'Adrien, le ton devient très agressif à mon goût. Trop.
Dans ce livre il y a une belle étude du fanatisme, où cela peut mener les gens (entre ceux qui dépriment et ceux qui sont poussés au meurtre pour leur cause... parfois bien dérisoire).


J'ai particulièrement aimé les quelques instants culturels, comme par exemple ce qu'il s'est passé en octobre 1582 (que je ne dirai pas ici dans le cas où vous découvrirez ce livre, autant avoir la surprise !).

En définitive, un bon livre avec plein d'idées comme je les aime, des informations très intéressantes (ce mois d'octobre 1582 entre autres). Par contre les quelques éléments faux (mort de l'auteur,...) m'ont déstabilisée et ne m'ont pas fait apprécier cette lecture à sa juste valeur.

Le mois le plus court de l'histoire calendaire est le premier livre publié de Nathan Bauer, jeune commissaire de police et violoniste.

Je lance un petit appel à témoins concernant l'auteur Fujimatsu. D'après le livre, cet auteur japonais aurait collé les pages de tous les exemplaires d'un de ses livres pour que personne ne puisse les lire. Je n'ai pas pu trouver d'information à ce sujet donc si vous pouvez m'éclairer :)

Je remercie chaleureusement Sibylle ainsi que Le bas vénitien !

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04 mai 2011

Le ravissement de Lol V. Stein - Marguerite Duras

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Auteur :
Marguerite Duras
Année :
1964
Langue :
Français
Éditeur :
folio

191 pages


Quatrième de couverture :
L'histoire de Lola Valérie Stein commence au moment précis où les dernières venues franchissent la porte de la salle de bal du casino municipal de T. Beach. Elle se poursuit jusqu'à l'aurore qui trouve Lol V. Stein profondément changée. Une fois le bal terminé, la nuit finie, une fois rassurés les proches de Lol V. Stein sur son état, cette histoire s'éteint, sommeille, semblerait-il durant dix ans. Lol Stein se marie, quitte sa ville natale, S. Tahla, a des enfants, paraît confiante dans le déroulement de sa vie et se montre heureuse, gaie. Après la période de dix ans la séparant maintenant de la nuit du bal, Lol V. Stein revient habiter à S. Tahla où une situation est offerte à son mari. Elle y retrouve une amie d'enfance qu'elle avait oubliée, Tatiana Karl, celle qui tout au long de la nuit du bal de T. Beach était restée auprès d'elle, ce qu'elle avait également oublié. L'histoire de Lol V. Stein reprend alors pour durer quelques semaines.

Avis :

J-Y, un de mes collègues, apprenant que je n'avais jamais lu Margueritte Duras, m'a très fortement suggéré (pour ne pas dire plus) de la découvrir avec ce titre.
Lol est une jeune femme fiancée qui voit lors d'un bal son promis partir dans les bras d'une autre. Le traumatisme commence. Une quinzaine d'années plus tard, elle revient vivre dans la ville de son enfance et se rappelle.
Partout où elle va, Lol est l'objet de toutes les attentions. Malgré son côté frêle et absent, elle a un charisme incroyable. Cependant Lol n'est plus normale. Depuis son traumatisme elle a ce que j'appellerai des phases d'autisme par intermittance. Elle part loin, très loin dans sa tête, oublie complètement les gens à son côté, et revient tout d'un coup.
Lol passe son temps à se promener au hasard du vent, revivant le soir du bal où son ex futur mari l'a trahie. On a l'impression que Lol essaye de constamment se remplir de ses souvenirs.
Ce livre est très lent et l'histoire plutôt banale (tout en restant cohérente). Pourtant, ce n'est qu'à chaque fois que j'ai posé ce livre - et surtout lorsque je l'ai terminé - que j'en ai ressenti la puissance. On est parachuté dans le monde de Lol à travers l'histoire du narrateur Jacques Hold.
Ce livre ne comporte que six personnages; tous sont importants. Lol V. Stein bien sûr, son amie Tatiana Karl, le mari de celle-ci Pierre Beugner, le narrateur, le mari de Lol Jean Bedford et bien sûr, l'objet du scandale, Michael Richardson.


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Posté par Ankya à 12:30 - Livre français - Commentaires [11] - Rétroliens [0]
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