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Auteur : Claude Pujade-Renaud
Année : 2010

Quatrième de couverture :

C'est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d'une force et d'une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l'ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le "braconnier " Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu'il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d'un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l'histoire s'achève avec le suicide de l'infortunée Sylvia. Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins - parents et amis, médecins, proches ou simples voisins -, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu'elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète. L'ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale - deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates -, donnent aux destins en miroir des "femmes du braconnier" un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime.   

Mon avis :

J'ai beaucoup apprécié la douceur de ce livre. Je parle de la douceur narrative. En effet, je pense que cela est du notamment à toutes les métaphores et comparaisons avec le règle animal. De plus, l'auteur a utilisé deux procédés que j'affectionne tout particulièrement: de courts chapitres, et chacun des chapitres racontés par des personnages différents. Cependant, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Je les ai trouvés trop distants par rapport au lecteur.

Ce fut donc une bonne lecture, sans plus.

Lu dans le cadre du prix des lectrices ELLE 2011, catégorie Romans.
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