9782246736714FS
Auteur : Elise Fontenaille
Année : 2010
 

Quatrième de couverture :
"Pourquoi sortir l'affaire des disparues de Vancouver au moment des Jeux olympiques ? Parce qu'elle en est le négatif absolu...
D'un côté, les cimes, la blancheur, la glace, l'exploit, la vitesse, les corps vainqueurs, venus du monde entier, ce que Vancouver veut montrer au monde, une image rêvée... De l'autre, la noirceur, un gouffre au cœur de la ville, les corps vaincus, détruits, drogués, les Indiennes, l'échec, la mort, tout ce que l'on voudrait cacher." E.F.

A Vancouver, les prostituées du downtown eastside disparaissent.
Soixante-neuf déjà. Parmi elles, Sarah, jolie, rieuse, pleine de vie. Mais qui se soucie du sort de ces filles qui vendent leur corps pour un peu d'héroïne ? Dans ce roman vrai, émouvant, lucide, Elise Fontenaille offre à Sarah un espoir de survie : tombeau et résurrection.

Mon avis :

Les disparues de Vancouver commence sur une plaque commémorative. Un rassemblement de familles, amis, passants curieux... pour parler de ces femmes disparues du downtown eastside. Leur nombre grandit de jour en jour. Ce livre est à la base une histoire d'amour. Une histoire d'amour qui pousse Wayne à s'interroger sur la disparition de Sarah, junkie prostituée, ainsi que d'autres femmes de la même condition. Il a fallu du temps pour que la police se saisisse de l'affaire car non seulement ces femmes sont des droguées prostituées, mais elles sont également indiennes.

Ce livre comporte à mon avis un point négatif: dans toute une première partie il est répété de manière sarcastique que "de toutes façons, les putes et les junkies, on s'en fout". Il y a un message à faire passer, certes, mais à force de le répéter avec tant de violence, on n'en saisi plus vraiment le sens. On a compris! Ça devient lourd. Fort heureusement cela ne dure pas tout le livre et le lecteur peut alors se concentrer sur le reste de l'histoire.

Les messages de ce livre sont très forts. Déjà, la plume d'Elise Fontenaille est impeccable. Du moins elle me parle ! Les deux choses que je retiens sont:
- lorsqu'un ami a besoin d'aide, il a tellement la tête dans le guidon qu'il ne s'en rend aps compte. Seul un regard extérieur peut s'en apercevoir et il se doit d'insister pour procurer son aide.
- lorsque les malheurs surviennent (ici les meurtres), bien qu'il faille s'occuper des morts, il est primordial de s'occuper de ceux qui restent "Les vivantes sont pourtant des mortes en puissance" p.181

Lu dans le cadre du prix des lectrices ELLE 2011, catégorie Documents.
PS: j'arrangerai mon billet en ce qui concerne l'envoi de ma critique à ELLE. Mais le message sera le même :)

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