9782867465321


Auteur : Kim Thuy
Année : 2009 (2010 pour l'édition française)
 

Quatrième de couverture:

Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l’enfance dans sa cage d’or à Saigon, l’arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe de Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le trop-plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d’un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d’argent ou la puissance d’une odeur d’assouplissant, Kim Thúy restitue le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui avec la maîtrise d’un grand écrivain.                      


Mon avis :

Cette lecture: un grand pari. Les [auto]biographies et moi ne faisons pas bon ménage. Mais ! J'ai rencontré l'auteur au Salon du Livre de Paris car une copine m'avait raconté son interview sur RTL. Car ce livre a remporté le prix RTL Lire 2010. Nous nous sommes parlées, avons rigolé, le courant est passé. C'est donc pleine d'espoir que j'ai ouvert la première page de Ru, qui est très court. 143 pages.

Kim Thuy raconte sa vie, ses souvenirs, dans le désordre. Comme une confidence, au gré de ses pensées. Un peu comme si chaque situation lui rappelait un souvenir et qu'un souvenir trouvait comparaison dans une situation récente.

Elle raconte ses bonheurs, son enfance, sa pauvreté soudaine, mais jamais elle ne dit du mal. Elle a appris à voir le côté positif des choses et l'inculque à ses enfants. A quoi cela sert-il de perdre du temps et de l'énergie à râler et regretter alors que l'on peut trouver le bonheur en modifiant un tantinet ses habitudes? Même si ce qui est raconté est dur, cruel parfois, elle le raconte avec légèreté. Et c'est cette légèreté qui me permet de ressentir vraiment les situations énoncées. Si l'on me montre quelque chose sur un ton déjà sinistre, je me focalise sur le ton et non sur la chose.

Ce livre est son premier roman et son style est prometteur. Un auteur à surveiller, et un roman à recommander !

Un petit passage alors qu'elle se trouve avec sa famille dans le bateau (Kim Thuy fait parti des gens appelés boat people): "Nous étions engourdis, emprisonnés par les épaules des uns, les jambes des autres et la peur de chacun. Nous étions paralysés." p.15.

Clic ici pour écouter son passage sur RTL soir.
Clic ici pour écouter l'émission Les livres ont la parole, dédiée à Ru.