9782226195791g


Auteur : Johan Theorin
Année : 2008 (2010 pour la traduction française)
Titre original : NATTFÅK


Quatrième de couverture:

N°1 des ventes dans son pays, le Suédois Johan Theorin s'impose désormais comme un des maîtres du polar scandinave. Après L'Heure trouble, salué par la critique internationale, L'Écho des morts explore à nouveau l'atmosphère étrange de l'île d'Ôland; où les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s'installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée au cœur de l'hiver, Katrine Westin est retrouvée noyée et son mari sombre dans la dépression. Alors que d'inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l'enquête est vite convaincue qu'il ne s'agit pas d'un accident... Porté par l'écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s'entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique.


Mon avis :

Johan Theorin nous livre là un polar merveilleux. L'histoire commence avec l'aménagement de la famille à Åludden. Une maison, une grange, deux phares. Les plus proches voisins sont loin et la mer à deux pas. Un cadre de paix hors norme! ensuite plusieurs histoires vont être raccontées en parrallèle pour se retrouver à différents moments du récit. Il y a l'histoire de la famille bien sûr, mais aussi celle d'Enrik et des deux frères cambrioleurs, de Tilda la policière nouvellement affectée à Öland, et aussi des histoires du passé. Le passé d'Åludden. Parce que cette demeure en a un. Il s'agit d'un personnage à part entière tant sa présence et ses souvenirs sont puissants.
Je ne spoile pas puisque c'est noté dans la quatrième de couverture, mais le décès de Katrin est troublant. En général quand je lis un polar, la victime est un corps sans vie dès le début du roman, je ne suis pas attachée à elle. Tandis que Katrin... c'est tout à fait différent. On a eu le temps de l'apprécier alors c'est dur.
Je suis d'accord sur le fait que ce récit est à la limite du fantastique à cause des fantômes de la maison. Les fantômes du passé, mais aussi ceux des personnages. On se rend compte que lorsque l'on a perdu quelqu'un de cher, on le "ressent", on aperçoit son ombre, on sent son odeur. Un peu flippant parfois quand même comme livre, mais un pur régal. On en redemande des comme ça !

Pour ce moment de plaisir, je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel ainsi que Blog O Book.

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